Une COVID et un Delta : le choix du roi !

Je ne suis rien qu’une citoyenne de plus qui aurait appréciée que cette pandémie ne se termine pas en pugilat social et en choix impossible entre risquer sa vie pour sauver celle des autres ou garder sa liberté en optant pour la marge…

A l’heure où de nombreuses personnes ont choisi leur camp face au nouveau cap politique donné le 12 juillet dernier, je fais partie de ceux qui ont besoin de temps pour prendre une décision. Je me suis donc lancée dans des lectures fiables (après quelques erreurs d’aiguillage), pour tendre vers un choix assumé et, si possible « éclairé ». Révoltée à l’idée d’avoir à me faire gratter le nez avant chaque sortie, et à exhiber mon état de santé pour qu’on m’autorise à voyager ou à me distraire, j’ai décidé d’essayer de comprendre, mieux, la schizophrénie ambiante. Ni militante, ni soumise, ni anti, ni pro… je suis celle qui découvre un peu naïvement que la guerre ne date pas d’hier et que les réseaux sont déjà bien armés de-ci, de-là. Bref, on m’a ouvertement invité à rester à ma place et à « laisser la science aux scientifiques »… « le charme de Twitter » comme m’a dit une copine ! Peu importe, je vous partage ici le résultat de quelques jours de lectures…

Le gros problème des sources sur Internet

De la rumeur au complot

Internet a décuplé l’effet pervers de la simple rumeur de quartier. La rumeur, à la base définie comme une « nouvelle de source incontrôlée qui se répand » prend des proportions psychotiques et angoissantes. Le problème dans cette définition ne vient ni de « la nouvelle », ni du fait qu’elle se répand, mais bien de la « source incontrôlée« . Entre les vraies « fakes-news« , la fausse désinformation (donc, la vraie info), la source trafiquée, le complotiste, l’anti-complotiste qui rejoint -à son insu- des branches de cette théorie, les checksnews qui nous mentent (…ou pas), les médias de masses, les médias alternatifs, les fiables, les non fiables et puis bon, la vie qui continue aussi… comment fait-on pour démêler, sans devenir dingue ou dépressif, le vrai du faux d’une situation dont, je l’espère, nous finirons tous par rire ?!

Puis, de l’info

La première bonne nouvelle résultant de mes dernières lectures, est que les vaccins à ARNm (BiotchN-Pfizer et Moderna) sont très efficaces pour lutter contre l’infection au SRAS-CoV-2 (Covid-19) à plus de 95%. Vous rigolez mais, ça me paraissait être un véritable challenge de le lire sans en douter ! Bon, reste à étudier avec un peu plus de recul visiblement, leur efficacité sur les infections avec la variante Delta dans les cas asymptomatiques (moi, lambda je me demande comment des personnes qui n’éternuent et ne toussent pas peuvent contaminer d’autres personnes… à part en parlant, oui… et, sans masque. Bon, passons…).

La question des vaccins ARNm précoces et des vaccins traditionnels en retard

Sanofi et Novavax: des vaccins à protéines recombinantes

On apprend aussi, en creusant, que des vaccins plus traditionnels (l’un de chez SANOFI et l’autre de NOVAVAX) sont dans la course depuis un moment. Apparemment, le battage médiatique autour de la révolution des vaccins à ARNm a mis de côté des vaccins plus classiques, qui auraient pourtant généré moins de frayeur chez nous… non ? En plus, le NOVAVAX semble particulièrement efficace pour couvrir l’ensemble des variantes de notre coronavirus mondial. Mais bon, mauvais timing pour NOVAVAX: quand ils ont été prêts à vacciner aux Etats-Unis et au Mexique en février dernier, les taux de cas étaient descendus au plus bas… ce n’était pas franchement le bon moment pour prouver une efficacité grandiose !

Vaccins à ARNm ou vaccins protéiques ?

Pour aller plus loin, ces vaccins utilisent la technique des « protéines recombinantes« . La protéine phare de la Covid-19 s’apelle Spike: c’est la protéine de la pointe du virus, qui permet son accrochage aux cellules humaines, avant de s’y inviter pour enclencher la machinerie virale ! Le but de ce genre de vaccin est d’injecter directement des protéines Spike -après fabrication in vitro- dans les cellules du corps pour inciter le système immunitaire à réagir. La fabrication artificielle de ces protéines spécifiques se fait via des cellules dont on modifie l’ADN afin qu’elles produisent des protéines dites recombinantes. Dans le cas des vaccins à ARNm, les protéines Spike vont être produites dans les cellules-mêmes du patient vacciné : l’ARNm du vaccin contient l’information génétique nécessaire à la cellule pour fabriquer la protéine voulue.

Sauf qu’a priori, il y a urgence à nous faire vacciner au plus vite…

Et pour cause:

L’épreuve des chiffres

Si je ne voyais pas la « flambée des cas », il y a quelques jours, la courbe grimpe en effet franchement ces derniers jours… c’est la fameuse « vague Delta ».
La courbe des admissions à l’hôpital n’augmente (heureusement) pas si rapidement que les cas positifs recensés. « Covid-19 : environ 85% des personnes hospitalisées en France ne sont pas vaccinées », ce titre est repris par l’ensemble des médias traditionnels…
Bien qu’il n’y ait encore que « peu » de décès comptabilisés avec cette 4ème vague épidémique, le chiffre »87,9% de plus en 7 jours » permet de douter encore de son scepticisme et de se poser à nouveau des questions…

Le cas particulièrement inquiétant de Delta

Une transmissibilité inédite et des mutations multiples

Et, oui, ce variant Delta est beaucoup plus transmissible que la souche Alpha d’origine. Ce qui le rend largement mortel n’est pas tant son infection dans un organisme mais bien une propagation démultipliée et, un temps d’incubation a priori plus court (4 jours au lieu de 6 chez d’autres variants). Si au début de la pandémie, une personne infectée pouvait contaminer 2 ou 3 personnes, pour une personne infectée au variant Delta, ce sont environ 6 personnes qui sont contaminées…

D’après la lecture de l’article dont vous avez une capture d’écran ci-dessous du titre en anglais, de l’auteur et du support éditorial, la haute contagiosité de ce variant serait due à des mutations sur la protéine Spike et à de nouveaux changements génétiques. Les mutations au niveau de la protéine de pointe peuvent ainsi aider le virus à échapper aux anticorps générés par le virus…

J’ai profité d’une traduction très efficace sur mon Smartphone…

Un travail d’équipe pour toutes ces mutations

C’est l’assemblage de toutes ces mutations retrouvées aussi dans tel ou tel autre variant qui rend redoutable cette version Delta du virus. L’une de ces mutations, appelée P681R (présente au niveau du variant Kappa) concerne le début de la séquence du génome de la protéine Spike du virus, sur le « site de clivage de la furine« . En fait, la protéine de pointe (clé pour entrer dans les cellules) porte une séquence d’activation inhabituelle (code pour activer la protéine S) qui doit être « coupée » par des enzymes (ciseaux moléculaires). La furine est une de ces enzyme dites protéases (elle découpe les protéines), naturellement présente chez l’homme. Elle serait détournée par le virus, qui l’utiliserait à son escient pour « sculpter » sa protéine Spike et se permettre ainsi d’entrer dans la cellule (Rasmussen). Finalement, le clivage du « code » d’activation de la protéine de pointe par la furine est en lien étroit avec le déclenchement de l’infection et la propagation du virus dans le corps.

Une autre mutation, la L452R (présente notamment dans les variants Delta et Kappa) semble particulièrement inquiéter les autorités de santé. Cette mutation impactant le domaine de liaison au récepteur de la protéine Spike, elle diminue l’efficacité des anticorps.

S’ajoutent à ces mutations des changements génétiques inédits, en dehors du domaine de liaison au récepteur de la protéine S (mutation D950N) ou des mutations au niveau de ce que l’on appelle le domaine N-Terminal de la protéine de pointe. Cette dernière mutation expliquerait que des personnes vaccinées puissent être infectées par le virus Delta et le transmettre tout en ne ressentant que des symptômes bénins.

La pseudo-bonne nouvelle

Bien que la charge virale de ce variant Delta soit beaucoup plus élevée que la « normale », « les vaccins COVID existants restent principalement efficaces contre la variante Delta« . C’est ce qu’on peut lire partout dans la presse traditionnelle , en plus de mon article scientifique de référence (ou pseudo-scientifique pour les puristes !).

Après la biologie, mes questions tournent autour de la politique de santé…

Des médicaments déjà connus pourraient protéger les non vaccinés et leur éviter une hospitalisation

Ce que j’ai lu, notamment dans cet article paru dans Sciences News (voir capture d’écran plus bas), m’a permis de comprendre la grogne latente de nombreux médecins généralistes, pointés du doigts par l’Ordre des Médecins. Ces soignants voudraient prescrire des « Traitements Ambulatoires Précoces« . Ces médicaments, une fois testés, validés et autorisés permettraient de traiter des personnes à domicile, limiter l’aggravation de la maladie et, éviter l’engorgement des hôpitaux.

Article révélant les résultats d’études sur ces traitements précoces, avec ou sans succès…

Si l‘hydroxychloriquine aurait été balayée par l’ensemble de la communauté scientifique pour son absence d’effet sur le blocage de la voie d’entrée privilégiée du Covid dans les cellules, l’ivermectine (présente dans le tableau) semble prometteuse mais encore controversée (médicament antiparasitaire, vétérinaire) pour stopper la machinerie virale. Quant au Remdesivir, dont on soupçonne l’Europe d’avoir investit beaucoup d’argent dans ce médicament, il s’avère inefficace.

Tableau des TAP, présenté par un Tweet de la part de Martine Wonner, députée et médecin psychiatre… vous connaissez sûrement la suite.

Beaucoup de ces médicaments (dont l’hydroxychloroquine) provoquent, de plus, une réaction anormale dite phospholipidose. Le mécanisme de construction et d’utilisation des graisses par les cellules humaines est ainsi perturbé : certaines cellules ont alors un aspect mousseux. Ce dysfonctionnement pourrait ne pas être inintéressant pour éviter la réplication du virus. Le problème réside notamment dans les forts dosages à administrer pour provoquer la réaction voulue…

Un nouveau programme appelé ACTIV-6 (Accélération des Thérapeutiques, des Interventions et des Vaccins liés à la COVID-19) donnera l’urgence au développement de ces possibilités prometteuses. Le premier médicament à être testé dans cette enquête est l’Ivermectine. Comme dit précédemment, les résultats actuels manquent d’essais et de résultats répétés… certains médecins attendent son AMM.

La question qu’on est en droit de se poser est de savoir si ces médicaments seraient réellement une aubaine pour le gouvernement qui a investi 3 milliards d’euros pour les vaccins actuels et qui, du coup, compte bien « inciter » les gens à se faire vacciner, en privant de liberté et de dignité ceux qui ne le font pas. Si les gens se soignaient avant d’aller à l’hôpital, ils développeraient pourtant une immunité plus naturelle (il me semble) qu’avec un vaccin à ARNm et il y aurait beaucoup moins de malades aux urgences et donc… de mortalité. Mais, le gouvernement se retrouveraient avec des stocks de vaccins et un sacré manque à gagner… est-ce complotiste de penser qu’un gouvernement prend soin de sa trésorerie plutôt que de perdre de l’argent au profit de notre volonté de choisir notre traitement ?

Est-ce égoïste de penser qu’on ne court pas se faire injecter un vaccin « révolutionnaire » dans le bras juste parce que Mr le Président, ses ministres et finalement l’ensemble des médias traditionnels nous l’ordonnent ? Ai-je vraiment été informée par ces mêmes médias au travers d’ émissions, mettant en confrontation des scientifiques sceptiques modérés à des scientifiques convaincus de l’efficacité quasi-totale du vaccin ? Au lieu de ça, je me suis noyée dans la toile, entre complotistes radicaux, sceptiques paumés, pro-vaccins virulents, médecins pompeux, personnalités exécrables, mensonges, ramassis d’âneries et puis… j’ai essayé de lire la science. J’aime la biologie. Il me semble que tout le reste ne me regarde pas. Mon acte héroïque et altruiste, je finirai sûrement par le faire, et en attendant, j’assume la responsabilité de ma non protection, en restant cloîtrée chez moi à lire…

Cette partie-là de l’article de Liz Szabo (journaliste, certes, américaine, bon… spécialisée en santé, OK) présenté plus haut est troublante:

« En ne contenant pas le virus par la vaccination, en portant des masques, en évitant les foules, les gens permettent au virus de se transformer en des formes de plus en plus dangereuses » (Dr William Hasltine, ancien professeur de la Harvard Medical School)

Donc oui au vaccin, non au masque, oui aux rassemblements !

Il termine:

« Avoir la moitié de la population vaccinée et la moitié non vaccinée et non protégée, c’est l’expérience exacte que je concevrais si j’étais un diable et que j’essayais de concevoir un virus anti-vaccin ».

Personnellement, je trouve que c’est fort… maintenant que la campagne est lancée, il sera malheureusement difficile de faire machine arrière…

Pas évident, malgré tout, de ne pas remettre en questions l’impartialité de cette journaliste et de tous ceux qui prennent parti pour la vaccination. Je ne peux m’empêcher de garder en tête la globalité des revendications des manifestants contre l’obligation de vaccination et l’élargissement du passe sanitaire… je cautionne dans l’ensemble leur combat pour un consentement éclairé et pour la liberté de décider (et d’assumer) si le vaccin leur est bénéfique, ou non, suivant leur âge et leurs antécédents médicaux.

Sauf que je ne suis pas capable de vivre dans cette schizophrénie d’opinions, surtout en restant indécise. Les chiffres me font peur, les médias traditionnels en rajoutent, la théorie alternative me fait frissonner de terreur pour mon avenir et celui de mon fils, les pros sont démagos, les anti sont provocs, les modérés sont rares… et moi, dans tout ça ? Pourquoi en suis-je là ? Cauchemars nocturnes, angoisses diurnes, obsession, paranoïa, rupture familiale, incompréhensions, humiliations… je ne suis pas journaliste, je suis formée au journalisme scientifique ! Je ne suis rien qu’une citoyenne de plus qui aurait appréciée que cette pandémie ne se termine pas en pugilat social et en choix impossible entre risquer sa vie pour sauver celle des autres ou garder sa liberté en optant pour la marge…

Après les doutes, l’attente…

Après quasiment une année de recherches intensives d’alternance dans le domaine du « marketing digital » et une très bonne pratique de l’ascenseur émotionnel, je devais me rendre à l’évidence : j’avais échoué dans mon projet. C’est dans cet état d’esprit défaitiste et pessimiste que la vie m’a ouvert une porte, aussi imprévue qu’inespérée ! Retour dans cet article, sur cette année chaotique et sur cette surprise prometteuse …

Année sombre pour l’alternance

Des aides destinées avant tout aux jeunes !

Bien que les aides de l’État se soient appliquées à tous les contrats d’apprentissage, quel que soit l’âge du bénéficiaire, lorsqu’on regarde la grille tarifaire, il est évident que les structures privilégient l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans :

C’est tellement évident pour certains recruteurs, que je me suis retrouvée dans des situations très embarrassantes, notamment en entretien avec un responsable plutôt maladroit… il parcourait en effet mon compte Instagram et, en voyant une photo de moi, il s’est permis de me dire : « il y a une photo d’une dame, ça doit être ta mère »… Un peu abasourdie par son culot, je lui ai simplement rappelé mon âge.

C’est ma RQTH (Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé) qui m’a permis de rejoindre le dispositif de relance de l’apprentissage lié au contexte sanitaire. Ce qui aurait pu être un avantage dans ma recherche d’alternance s’est avéré insuffisant en terme d’aides spécifiques (3000€ maximum sur 12 mois). Lorsque je présentais cet argument en dernier recours, l’aide dérisoire de l’AGEFIPH ne suffisait pas à réorienter la décision de l’employeur.

D’autre part, très peu de structures sont ouvertes à l’embauche d’un senior, en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation. La question du coût est sûrement en jeu mais, les profils seniors (en reconversion notamment) ne sont peut-être pas valorisés dans l’esprit des recruteurs…

Un coût impossible à supporter pour les petites structures

Certains employeurs étaient enthousiastes à l’idée de me prendre en alternance mais, ils se sont ravisés en calculant le coût de mon contrat et leur « reste à charge ». Pour certains ce coût, rajouté aux incertitudes liées à la COVID, ont été définitifs. Dans tous les cas, il me semble que mon projet en cette année particulière, était en inadéquation avec la réalité du marché, et surtout du contexte économique et sanitaire.

Des tests d’aptitude ultra-sélectifs

Sur les cinq ou six retours positifs à mes candidatures, j’ai dû passer trois tests:

  • Pour une agence, d’abord, un test de rédaction avec un brief précis et détaillé (nombre de mots, thématique, cible, mots-clés et ton). Malgré mon expertise, voici les retours du responsable : exercice compris dans l’ensemble, mots-clés placés, angle intéressant mais rédaction trop factuelle dans le style, problèmes de formulation, candidature non retenue.
  • Pour une école en ligne, un test d’aptitude créative pour lequel j’avais même pris soin de contacter, pour relecture et avis, un professionnel sur LinkedIn et dont voici, en bref, les retours : bonne rédaction de l’article, très bonne argumentation pour l’exercice de naming mais, le ton et l’ambiance des deux premiers exercices sont un peu loin de nos attentes… candidature non retenue.
  • Pour une autre école en ligne, un test de compétences qui me vaudra globalement ces retours : manque d’expérience (je n’ai mis aucun emoji sur une publicité Facebook fictive à destination de jeunes bacheliers et mon texte était un peu long) malgré une bonne connaissance en SEO, trop « résignée » en entretien…

L’emprise du doute

L’échec et son cortège d’émotions négatives

Après près de 150 candidatures, 6 entretiens et autant d’échecs, une remise en question globale s’est imposée à moi : mon projet professionnel était-il viable ? N’étais-je pas trop ambitieuse ? Ne m’étais-je pas trompée d’orientation ? Y-avait-il vraiment une place pour moi dans ce milieu du marketing digital ? Quelle était réellement la place du contexte sanitaire dans mes difficultés ?

Bref, ma ligne d’horizon a fini par s’effacer, mon espoir s’est tu et mon optimisme a cédé sa place à la noirceur de l’incertitude. Je continuais à me lever tous les matins, à me connecter à ma plateforme de formation, à rechercher désormais un stage mais, au fond de moi, j’avais perdu mon combat de la réinsertion professionnelle.

Élan de nostalgie

C’est dans ce fatras émotionnel qu’un soir, je me décide à vérifier si ICQ (I Seek You, messagerie instantanée) existe toujours. Je l’utilisais dans les années 90, quand j’ai commencé à me servir d’Internet et, j’en avais un souvenir positif d’échanges ouverts, respectueux et riches ! En téléchargeant l’application sur mon téléphone, je n’espérais pas grand chose et fut même étonnée que l’appli existe. Le son des notifications n’avait pas changé et, c’est d’ailleurs à peu près le seul détail qui la rapprochait de son ancienne version.

Malgré la jungle humaine qui se côtoie sur cette nouvelle peau d’ICQ, j’ai rapidement sympathisé avec un nostalgique du Web prometteur de ces années 90. Nous nous mettons à rêver d’un Web alternatif, d’éducation à l’usage du numérique, d’indépendance, de décentralisation… bref, aussi utopiques soient nos échanges, ils me redonnent un peu d’espoir et d’énergie pour avancer.

Vers de nouveaux questionnements

Mes échanges sur ICQ m’amènent à m’interroger encore plus sur mon projet professionnel. Comment concilier mes idéaux et ma nostalgie d’un Web indépendant, décentralisé et mes compétences professionnelles axées sur une logique du résultat tournant autour des algorithmes de Google ?

Le lien ci-dessous (en anglais, je n’ai pas retrouvé la source an français) vous donnera un aperçu du travail d’ores et déjà amorcé par certaines communautés pour offrir une alternative au Big Web que nous connaissons tous aujourd’hui:

https://ar.al/2020/08/07/what-is-the-small-web/

Ces questionnements m’ont, peu à peu, rapproché de ma passion première, le journalisme scientifique, tout en laissant en suspens mes interrogations sur le paradoxe de mes compétences…

La surprise du « hasard »

Un mail inespéré

Le 18 avril dernier, j’ai reçu, par mail, une proposition d’emploi à mi-temps dans une radio locale où j’ai déjà travaillée. Le brouillard causé par cette année difficile, m’oblige à saisir cette opportunité en vol. Je connais le travail, je connais la responsable, je connais les gens qui gravitent autour de cet univers : en fait, je suis ravie de cette excellente surprise !

Je serais en charge d’animer deux émissions, l’une autour de la nature, de l’environnement et des sciences agricoles, l’autre autour de la santé et des sujets de société. Évidemment, étant donné mon profil mi-scientifique, mi-littéraire, ces thématiques m’enthousiasment beaucoup.

Une graine semée en entretien

Lors de l’entretien, j’apprends que la responsable projette de recruter un autre candidat à mi-temps avec un profil plutôt « commercial ». Depuis, l’idée de convaincre les seniors en charge de cette radio locale des avantages de l' »Inbound Marketing » dans l’augmentation de leur audience et de leur image de marque auprès des organismes publics qui pourraient les subventionner, ne cesse de grandir.

Mais, je me heurte à plusieurs problèmes :

  • La radio existe depuis 30 ans, la responsable a du mal à entrevoir les possibilités liés à la digitalisation.
  • Il n’y a pas de blog.
  • Je n’ai pas assez d’expériences pour faire-valoir mes résultats.

En attente du feu vert de… Pôle Emploi

Lors de l’entretien en début de semaine, la responsable de la radio m’a informé du blocage de ma candidature à Pôle Emploi, du fait de mon statut actuel : « en formation ». Cela fait donc quelques jours que je me retrouve dans une situation inconfortable avec beaucoup trop de retard accumulé pour être en mesure de passer mes examens en juin et, une embauche en suspens…

Je ne peux pas croire, cependant, que je ne puisse pas accéder à un emploi, sous prétexte que je me suis engagée dans une formation pour laquelle aucun avenir certain n’est assuré. Je ne pourrais pas attendre indéfiniment les retours du Pôle Emploi et, je compte bien démêler cette affaire le plus vite possible. Après l’enfer du doute, vient l’inconfort de l’attente !

Employeur H/F (région bordelaise)

Marketing Digital

Qui suis-je ?

Jusque là indépendante, je cherche aujourd’hui à intégrer une équipe et connaître la stabilité professionnelle. J’ai choisi pour cela de me former au « marketing digital » en alternance et, je recherche donc une structure pour réaliser un contrat d’apprentissage (j’y suis éligible).

Mon métier ?

Âgée de 42 ans, j’attends de vous que vous voyiez dans cette réalité incompressible, une opportunité de gagner du temps dans la prise de poste et, de confier rapidement des missions à votre apprentie. Déjà formée au journalisme et à la rédaction SEO, je suis en cours d’acquisition des compétences purement marketing.

Après un DEUG de biologie, je me tourne vers le journalisme scientifique (DESS), à Paris VII. De retour à Bordeaux, je me généralise (actualités régionales notamment), tout en continuant à proposer des piges.

Parallèlement à mon travail en radio ou dans la presse écrite, je m’intéresse au digital et, notamment à l’écriture SEO. En 2013, je lance mon auto-entreprise et me forme à cette écriture intégrant des mots-clés de manière subtile. Je collabore alors avec Korleon’Bizz ou, plus tard avec Hi-Commerce, tous les deux reconnus en matière de référencement naturel. Ma collaboration avec Pim-Bim pour le lancement de sa plateforme de rédaction m’a permis de me familiariser avec le vocabulaire et les mécanismes du marketing digital.

PROFIL

Je suis faite pour vous si :

  • Vous êtes plus calme que stressé (et donc, stressant).
  • Vous appréciez la réactivité, la simplicité et le respect des contraintes.
  • Vous préférez prendre le temps d’expliquer les choses une fois pour toutes plutôt que de laisser faire d’emblée et, râler systématiquement contre des erreurs réitérées.
  • Vous aimez les personnes créatives avec une pensée analytique, des idées originales et, une sensibilité appropriée.

Compétences :

  • Si vous êtes une agence, j’apprécierais la polyvalence des projets et, la possibilité de mettre à contribution mes capacités rédactionnelles pour vos clients. J’aimerais également mettre en pratique mes cours sur la gestion de projets, la stratégie de contenus voire, sur la partie développement Web.
  • Si vous êtes un E-commerçant, je me ferais un plaisir de manipuler le back-office de votre Prestashop (ou autre) pour rédiger ou réécrire vos fiches produits et participer à l’amélioration de votre référencement naturel. Vos compétences de E-commerçant m’aideront à affiner ma définition du « marketing digital« .
  • Si vous êtes une entreprise, quelle que soit sa taille, j’aimerais participer à son innovation en réfléchissant avec vous aux meilleures solutions pour la faire grandir et accroître sa communauté d’utilisateurs. J’aimerais, pourquoi pas, m’occuper du Community Management ou/et assister la gestion de projets, tout en alimentant votre site d’articles sur-mesure pour satisfaire la curiosité de vos clients.

RÉMUNÉRATION

100% du SMIC

Aide exceptionnelle de l’État de 8000€ jusqu’au 28/02/2021 + aides complémentaires de 3000€ maximum (demandez-moi pour plus d’informations).

DISPONIBILITÉ ET RYTHME

Je suis disponible immédiatement au rythme qui vous conviendra le plus (que pensez-vous de 3 jours chez vous et 2 jours en formation ?).

Ma « reconversion » ou presque…

Une posture revivifiante !

Une alternance nommée désir…

Depuis plus d’un mois, j’ai commencé une formation « bachelor chef de projet marketing digital », que je suis sensée faire en alternance avec une entreprise. Je dis « sensée » car je galère à trouver (j’y suis depuis le mois de mai 2020). Il y a quelques offres, c’est sûr, mais très peu qui correspondent réellement à mon profil. Depuis le début, sur une centaine de candidatures, je n’ai eu que 6 retours positifs dont 3 sont toujours en cours…

Il est difficile d’être en attente de réponses de recruteurs sur le long terme. On ne sait souvent pas s’auto-évaluer pour juger si notre candidature aura du poids ou non. Il m’est arrivé de postuler en y croyant fortement et de recevoir une réponse négative et, inversement, de ne pas y croire et de décrocher un entretien ! C’est vraiment une période déboussolante. En même temps, c’est très excitant d’envoyer son dossier comme une bouteille à la mer et d’attendre une réponse les jours qui suivent. Personnellement, cette posture me permet de me maintenir dans une dynamique et un moral positifs.

En attendant, j’étudie !

Alors, j’avance dans les cours et m’initie à la terminologie et aux missions d’un chef de projet digital, avec des lacunes à rattraper en Excel. Et bien oui, en tant que journaliste-rédactrice, mon ami était jusqu’alors plutôt Word ou Open Office Writer ! De toute façon, je suis curieuse de nature et adore apprendre à utiliser de nouveaux logiciels. Quant au cours de PHP (j’ai commencé par ce langage), je me surprends à apprécier la logique, la syntaxe et parfois… la prise de tête ! Bon, le dernier cours sur le découpage des fichiers d’un programme a outrepassé mes limites mais, je ne désespère pas de le digérer, de m’y remettre et de réussir le défi final !

Une extension plus qu’une reconversion

Journaliste-pigiste=>Rédactrice Web=>???

Il ne s’agit pas d’une véritable reconversion professionnelle, étant donné que le chef de projet digital travaille souvent avec des rédacteurs Web. Disons que c’est une extension de mes compétences… d’ailleurs, je n’exclus pas -carrément pas même- de rester dans la rédaction au travers d’une alternance en conception-rédaction (recrutement en cours). D’autres métiers du Web m’intéressent également (voir https://laplume-seo-dexenon.com/aspirations-pros/).

J’avais, en tant que rédactrice Web, déjà entendu parler des KPIs (indicateurs de performance), je savais les définir. De même, je connaissais les termes de cahier des charges, étude de marché, UX/UI… par contre, je découvre totalement toute la théorie se cachant derrière tout ce vocabulaire et me perds parfois dans la structure de tous ces livrables, de toutes ces tâches, de tous ces domaines. Mais, j’apprécie le télétravail (ah oui, mon école est entièrement digitalisée !) qui m’oblige à m’organiser et à m’auto-motiver.

Recruteurs : ma boule de cristal !

Je ne peux donc à ce jour prévoir quel sera mon métier de demain car, il me semble que mon avenir est entre les mains des recruteurs qui lisent et interprètent mon CV. Les réponses positives que j’ai eu jusqu’à présent concernaient des postes de :

  • Webmarketing E-commerce/Rédaction Web SEO/Communication
  • Stratégie de contenus Webmarketing
  • Communication digitale
  • Marketing/media/communication
  • Chef de projet digital
  • Concepteur-rédacteur

Vous remarquerez que pour la plupart des annonces, il n’y a pas réellement d’intitulé de poste mais plutôt un conglomérat vague de fonctions, de domaines, de tâches. J’en déduis que mon profil peut séduire certains recruteurs qui cherchent des personnes créatives avec une expérience préalable en rédaction.

Quel que soit mon avenir, il ne peut être que dans le Web, il tournera sans doute autour de l’écriture et de la créativité, soit en tant que manager, soit en tant que conceptrice ou bien plus dans le design UX/UI… alea jacta est !

Cherche un poste désespérément !

Après plus d’un an d’absence sur ce Blog, je refais un petit tour ici pour dresser un bilan de mon année d’abstinence forcée en rédaction. Après 5 mois dans un EHPAD à travailler comme animatrice auprès de seniors, je me suis demandée si je n’allais pas changer radicalement de voie et me former à ce métier d’animatrice. Mais, c’était sans compter sur le démon de l’écriture qui ne m’a jamais lâché et qui m’a donné envie de me laisser une dernière chance…

Avant l’été, j’ai eu trois entretiens pour de la rédaction Web, dont un avec une tâche-test béton et, un super poste en télétravail à la clé ! Malheureusement, aucun de ces espoirs n’a abouti et il a fallu que je me décide à entreprendre autre chose. De là est née mon idée de postuler pour un contrat de professionnalisation dans le domaine de la communication digitale et du Webmarketing. Je voulais ainsi compléter mes compétences rédactionnelles et accéder, à terme, à un poste complet.

J’ai effectué durant l’été plus de 60 candidatures, après avoir trouvé une école mais là encore, sans grand résultat 😦 Le moral ne va toujours pas fort car, je n’ai à ce jour que des micros-espoirs d’entretien, rien de très réconfortant. Or, je m’ennuie à mourir sans textes à analyser, décortiquer, créer et proposer. Que faire de mes journées sans client à satisfaire, sans planning à honorer, sans emploi du temps à suivre ? Je suis désespérée…

La rentrée de l’école date de plus de 3 semaines et cela correspond à la date butoir pour avoir trouvé une entreprise. Je recommence peu à peu à candidater pour des postes de rédacteur. J’y crois encore, malgré cette série d’échecs. Il faut dire que le contexte économique n’est pas propice à ma réinsertion professionnelle avec ce fichu coronavirus qui détruit un peu plus mes chances de réussir. Comment se relever de cette année passée plus que catastrophique ? Comment accéder à l’emploi dont je rêve sans m’épuiser à le rechercher ?

Il y a tant de remise en questions que je ne sais même plus si je suis faite pour écrire, pour le Web ou pour la presse. Un jour j’y crois, le lendemain je m’écroule. J’ai entamé un bilan d’orientation pour essayer d’y voir plus clair dans mes projets. À presque 42 ans, il est temps que je trouve ma voie et un poste pérenne dans lequel je puisse m’épanouir. Je n’ose pas envisager le reste de ma carrière à actualiser des fenêtre de mail à longueur de journée dans l’attente d’un mail miraculeux. Il faut que je travaille, il le faut!

SEO et moi : l’annonce d’un divorce sans bruit

En faisant mes premiers pas dans le SEO sur une des plateformes, célèbres en la matière, je ne me doutais pas de ce qui m’attendait. Je n’avais encore mis qu’un pied dans un univers qui ne correspondait pas à la vision que j’avais du progrès, de l’amélioration des contenus Web et… des répartitions équitables des budgets clients et… de la part allouée à la rédaction.

J’ai pourtant joué le jeu, travaillant pour ces clients qui demandent la qualité, l’excellence, la perfection pour des cacahouètes (sans sel). Parmi mes clients, il y a aussi eu ceux « de passage », auxquels j’ai répondu à un besoin ponctuel (notoriété avant SEO) puis… leur avenir s’est construit sans moi… mais ceux-là, n’étaient pas les pires… je regrette simplement de ne pas avoir pu franchir le cap des débuts avec ces collaborateurs brillants, mais… ils ont leurs raisons et, n’oublions pas… business is business !

Image libre de droit, source Pixabay

J’ai également participé à un des événements phares du SEO, j’ai écouté avec intérêt les conférences, échangé avec d’autres personnes présentes, je me suis amusée, je me sentais finalement pas si mal dans ce nouveau monde, avec, quand même, toujours, un arrière-goût de « trop de blabla« , « trop d’incertitudes », « pas assez d’humanité », « pas assez de créativité« … pour moi, en tous cas.

Il y a eu des moments d’espérance, une collaboration naissante, des articles profitant de la notoriété de mon hôte, des tentatives de « partage » de clients… tout cela a avorté avec le temps car, quitte à travailler pour rien, autant le faire pour soi.

C’est d’ailleurs de cette réflexion qu’est née l’idée d’envoyer balader ce SEO, Moi, Bête, et Méchant avec tous les gentils minions servant sa cause et, de revenir à mon support originel, à savoir, le papier.

Image libre de droit, source Pixabay

Je vous vois venir, et vous avez malheureusement ou sûrement raison… je ne ferai rien de mon fanzine d’une vingtaine de pages sans faire d’Inbound Marketing (je m’y tente déjà), de SEO (nous verrons bien…), de Community Management (En cours)…

Et bien, tant pis ! L’objectif du premier numéro est de rembourser l’impression pour financer la suivante. Chaque chose en son temps. Je n’ai aucun budget, je suis seule à mener la barque avec les participants qui adhèrent à mon projet, je ne ferai sûrement pas tout de suite (voire pas, voir peu) de bénéfices mais, le produit que je propose à 3€ (pour le moment) est un bel objet dont je suis fière et ça, ça n’a pas de prix.

Isolée dans ma campagne, peut-être n’ai-je pas croisé le chemin de ceux qui auraient pu me donner une vision du référencement (et de la volonté de Google) plus jolie à imaginer et à suivre. Il n’est jamais trop tard, je ne serai pas la première à me remarier après un divorce !

Je n’ai voulu attaquer personne nominativement et, j’espère que ceux ou celles qui se sentiront visé(e)s pourront comprendre que, tiraillée entre mes aspirations journalistiques et artistiques, je n’ai pas su, pu ou souhaité trouver ma place dans votre cocon.

Je vous salue à tous et, vous souhaite une belle continuation.

Pour soutenir mon projet Print, le fanzine Transverse

Intentions d’achats Transverse Num.0

Pour m’aider à optimiser la diffusion du Numéro 0 du zine Transverse, je vous invite à répondre au sondage ci-dessus et/ou à renseigner le/les champ(s) du formulaire joint.

Quand le zine sera imprimé (je prévois 100 exemplaires, mais, peut-être en faudra-t-il davantage…), vous pourrez acheter un exemplaire papier en ligne et le recevoir par la Poste (prévoir un supplément pour les frais d’envoi) ou bien découvrir le fanzine via l’achat d’une version numérique

Je vous remercie d’avance de jouer le jeu de ce sondage qui matérialisera les visiteurs prêts à mettre la main à la poche pour saluer et consommer un travail artisanal, à la croisée du journalisme, du graphisme, de l’artisanat, de l’art… et de la contre-culture !

Lien vers la maquette en cours


La PdX, bilan, doutes et questions

La Plume de Xénon (PdX) vous souhaite à tous et à toutes une excellente année 2019 ! Je me suis mise en retrait ces derniers mois parce que j’avais besoin d’explorer de nouveaux horizons. J’ai beaucoup dessiné, exposé même, et très peu écrit.

Le dessin me permet d’exprimer mon intériorité plus sincèrement et plus librement que le texte. J’aimerais combiner les deux en pratiquant l’illustration mais je sais qu’il s’agit d’un métier et que ce talent ne s’improvise pas !

J’envisage depuis plusieurs mois de suivre une formation complémentaire à la rédaction Web en community management mais je bute face au nombre élevé de centres de formation, ma peur de mal tomber, mes doutes quant aux opportunités professionnelles à venir, mon manque d’entourage professionnel etc

J’ai aussi stoppé ma veille sur Twitter et mes lectures, tant j’avais besoin de faire un break avec cet univers factice et ingrat qu’est le Web. Marre de lire des variantes d’un seul et même sujet, de tourner autour de concepts sans jamais en voir la couleur réelle, de travailler pour du beurre sans en recevoir l’argent, de vivre dans la schizophrénie de la théorie et de la pratique.

Je suis inscrite sur les groupes de rédaction de Faceboook, j’ai près de 300 followers sur Twitter, j’ai écrit pour une référenceuse de renom, j’ai travaillé pour quelques clients et les ai satisfait… j’ai maintenant près de 100 abonnés sur Instagram pour mes dessins, près de 200 personnes dans mon réseau LinkedIn, 150 personnes qui me suivent sur mon Facebook perso…. mais je suis toujours aussi seule face à mes choix et mon avenir professionnel.

Avez-vous des conseils à me donner sur l’utilisation de son réseau ? Sur l’élaboration d’un projet professionnel ? Sur les bons choix pour rencontrer les bonnes personnes ? Comment faites-vous pour assumer la solitude du travailleur indépendant et le manque de cadre ?

J’aime travailler, réfléchir aux mots, structurer, placer, agencer… le dessin restera, je pense, une activité complémentaire, à condition que je parvienne à faire de l’écrit ma principale source de revenus. Je suis preneuse de vos avis, commentaires, témoignages, soutien… n’hésitez pas !


Dessin grand format style Doodleart

De la promesse à la séparation

Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, je n’en finis pas de me débattre avec une crise existentielle, dont la place à prendre ou à laisser, sur la toile, en tant que rédactrice Web, occupe un large espace. J’estime avoir fait tout possible pour conquérir d’éventuels clients, y compris travailler à moindre prix en appliquant les règles inhérentes à la qualité rédactionnelle. Résultat : j’ai payé de ma santé et ne cesse de remettre en questions mes capacité à pouvoir travailler dans ce « petit milieu ». Il ne me reste plus qu’à reprendre mes bons vieux CV, mes listes d’annonces et à repenser mon avenir. À presque 40 ans, je ne suis encore embarquée dans au un navire, indépendante certes, mais isolée et en perte de confiance. Petit bilan de mes années d’auto-entreprise, en attendant que je me trouve un nouveau cap à viser…

Les années Domosource et Pim-Bim

1er cadre de collaboration

Habitat
Mes débuts sur le Web avec un site dédié à la maison, Pixabay, Libre de droit

WebSi François Blum ne m’avait jamais appelé pour me convaincre de travailler pour lui sous la condition de créer mon entreprise, je ne sais pas si j’aurais franchi le pas. Toujours est-il, que quelques semaines après notre premier entretien, il me proposait un cadre de collaboration pour alimenter son nouveau site « Domosource », avec 5 rubriques dédiées à l’habitat (Maison – Déco- Jardin – Pratique – Conseils).

C’était la « belle époque » : j’écrivais, j’illustrais, je collaborais avec une graphiste et… j’étais payée ! Malheureusement, après quelques mois, les annonceurs n’étaient pas au rendez-vous et je devais ralentir la cadence. En parallèle, j’avais deux autres clients, pour des missions plus rébarbatives (du SEO pur), mais qui payaient aussi.

Une collaboration prometteuse

J’ai traversé un premier désert durant l’été 2013 mais, ayant suivi de près la campagne de recrutement de Pim-Bim, je parviens à entrer en contact avec les fondateurs et à sceller notre confiance mutuelle autour de commandes d’articles sur le thème de l’Inbound Marketing.

Je prends beaucoup de plaisir avec cette nouvelle collaboration mais la naissance de mon fils vient bouleverser la suite de l’aventure. Je ne travaille plus pour Pim-Bim, et traverse une nouvelle traversée sans grand espoir de raccrocher les wagons, avec qui que ce soit.

Les deux pieds dans le SEO

L’effet papillon ou le cocon sémantique

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Les cocons sémantiques : ces sites dans les sites, Pixabay Libre de droit

L’été dernier, je fais mes débuts dans le « cocon sémantique » et mets alors les deux pieds dans le SEO, que je n’avais jusqu’alors qu’effleuré : balisage sémantique, metadescription, title, gras… je me colle au jeu de l’écriture mi- humaine, mi-robotisée et je me pique par là-même aux contraintes multiples et aux prix ultra-cheap.

Non satisfaite de mon sort, je fais une rencontre virtuelle, encore une fois prometteuse, et laisse derrière moi les tyrans du cocon en espérant que l’effet papillon m’amène à de nouvelles opportunités. Je suis lue davantage grâce à la notoriété de mon hôtesse en matière de référencement, mais je ne parviens toujours pas à satisfaire ses clients, pourtant toujours aussi peu reconnaissants des exigences de qualité.

La chenille qui se mord la queue

Rien n’y fait : travailler dur, croire en soi, lire les autres, séduire… je n’en peux plus de constater qu’il n’y a pas plus de place pour moi sur le Web qu’ailleurs. Je serpente, je louvoie, j’esquive mais je dois bien avouer que mon compte en banques a soif ! Je ne peux pas continuer à croire en un potentiel dont personne n’est prêt à payer pour le voir éclore.

L’avenir est gris encore, comme il l’a souvent été le long de mon parcours. Je ne crois pas aux bilans de compétences, aux reconversions impromptues, ni à la chance du hasard, surtout pas lorsque si peu de visiteurs se perdent sur mon site.

Et vous, où en êtes-vous de vos convictions ? La promesse du Web a-t-elle été tenue ? Avez-vous un plan B ? Moi, j’y réfléchis très activement…