Les 4 clés du rédacteur Web, au-delà du SEO

Rédiger pour le Web n’est évidemment pas juste une question d’écriture. Choisir ce métier et en faire un temps plein relève d’un véritable maillage de compétences, que l’on acquiert tout au long de son parcours et de ses expériences. En m’appuyant sur le principe du schéma heuristique, j’ai déterminé les 4 mots que j’associe à la rédaction Web ainsi que les branches découlant de ces mots et ce jusqu’au 3ème niveau. Ce présent article sera dédié aux 4 clés du métier de rédacteur Web : le savoir, la contrainte, le contenu et sa valorisation.

blog plume clés

Les clés du succès (CP Pixabay, CCO)

Le savoir : la clé n°1 vers du contenu SEO friendly

J’appelle « savoir » tout ce que vous avez appris jusque là

  • par vos lectures (littérature en général, blogs spécialisés, presse etc)
  • par vos rencontres
  • par votre formation (et ce que vous en avez gardé en mémoire)
  • par vos expériences

Ce background va définir vos angles d’articles et votre style.

De la théorie à la pratique

Nous ne savons pas toujours quoi faire de toutes les connaissances qui peuplent notre cerveau. Pourtant, une « plume » se définit pour moi pas seulement par le poids de son savoir, mais davantage sur sa capacité à l’utiliser pour mettre en « volume » les exigences des clients et à le transférer dans ses articles.

Le volume fait référence à la 3ème dimension du rédacteur. Ces dimensions sont :

  • Dimension 1 : vocabulaire, syntaxe, grammaire, orthographe
  • Dimension 2 : style
  • Dimension 3 : le recul, la transversalité du savoir, l’écoute, l’intelligence émotionnelle

Chaque parcours est unique, il faut seulement trouver un moyen de l’insuffler dans votre plume afin de lui donner un caractère propre tout en répondant aux contraintes imposées par Google.

Par exemple, je me sers de ma double compétence alliant les sciences (du vivant pour ma part) et l’écriture, pour enrichir le champ lexical de mes articles et faciliter la compréhension de certains termes du marketing.

Ex : j’ai étudié la génétique jusqu’au fin fond des molécules et mon idée de l’ADN, du code génétique, de l’information contenue dans chaque cellule m’ont permis d’analyser la question de l’ADN d’une entreprise avec un regard transversal qui enrichit ma banque de données interne et ma compréhension du concept.

Renouveler et élargir son savoir

Les connaissances acquises tout au long de notre parcours doivent sans cesse se confronter à de nouvelles données. Ce renouvellement permanent permet de consolider les liens que notre mémoire génère entre nos acquis et ce que nous apprenons. Au final, cet effort paye en offrant à notre cerveau de nouveaux espaces de stockage.

Comment actualiser son savoir ?

  • Faire de la veille son quotidien en suivant les comptes les plus pertinents pour vous sur Twitter (lire les actualités, les articles de blog liés au SEO, content marketing etc Je vous conseille un blog incontournable en la matière, celui de miss seo girl.
  • Assister aux événements rassemblant les influenceurs (visitez par exemple le site du seo dawa day)
  • Lire des ouvrages référence
  • S’intéresser et comprendre avec votre 3ème dimension les thématiques gravitant autour du SEO (référencement bien sûr, marketing de contenus, contenus de marques, E-reputation, inbound marketing etc)

La contrainte : la clé dans la serrure

La contrainte : le point d’ancrage du contenu

En rédaction Web, on peut certes contourner ou déjouer la contrainte mais on peut difficilement l’éviter si  notre objectif est d’être visible. Cette contrainte, qui est en fait plurielle, pourrait être résumée en 3 points :

  • SEO, lié aux algorithmes définis par Google pour le référencement naturel
  • Le maillage :  ensemble de liens internes et externes présents dans un article
  • Le champ lexical/sémantique permettant aux filtres de Google d’affiner ses sélections

Lorsque vous travaillez pour des agences en référencement, ces contraintes vous sont imposées au préalable, de façon à rédiger vos pages autour de mots-clés et de liens entrants prédéfinis avec le client. Il vous restera à faire prendre la sauce en créant du contenu autour de ces contraintes.

Dans tous les cas, vous… nous n’échapperons pas à la règle SEO/maillage, mais l’utilisation de ce binôme gagnant varie suivant la E-réputation du client : plus la marque a une solide notoriété, plus la contrainte SEO s’assouplit pour faire valoir davantage la qualité du contenu pour le lecteur que pour le robot.

Rédiger SEO : la créativité sinon rien

En plus des qualités inhérentes au métier de journaliste, on demande au rédacteur Web d’écrire des articles optimisés pour les moteurs de recherche.

Personnellement c’est cet aspect SEO qui m’a donné envie d’exercer ce métier, plus près finalement de ce que je recherche, à savoir l’écriture créative.

Les contraintes liés au SEO ouvrent finalement la porte de l’imagination. Avec un sujet, quelques sources, un brief et des mots-clés il s’agit d’imaginer le reste…

Le contenu : le mot clé

Dans le royaume Web, le contenu est roi :

  • Contenus vidéos (Youtube, Dailymotion…)
  • Contenus textuels (Website, blog)
  • Contenus visuels (Photos, images, logos, illustrations…)
  • Contenus audio (Soundcloud, Myspace…)

En fait, le contenu relève de tout ce qui fait le Web. Je n’aborderai cependant que ma partie, à savoir le texte, même s’il va souvent de paire avec l’image.

Le contenu et la contrainte : l’équation de la visibilité

Lorsqu’on combine le contenu à la contrainte qui l’oriente que reste–t-il ?

Et bien, je dirais qu’il reste le plus important pour les lecteurs : un style, un ton, un vocabulaire et un champ lexical riches, le tout en adéquation avec les besoins de la marque.

Un bon contenu est pour moi un contenu

  • qui raconte une histoire ou du moins qui en donne l’impression
  • qui se démarque
  • qui séduit le lecteur
  • qui lui donne envie d’aller plus loin

 Savoir jongler avec les termes

Lorsqu’on travaille notamment sur un cocon sémantique avec des centaine de pages à produire, il ne s’agit pas de réfléchir trop longtemps à chaque terme. Ce genre d’exercice est excellent pour se former à la rédaction Web.

Vous allez pouvoir en effet jouer avec votre vocabulaire, trouver rapidement des synonymes ou le terme le plus approprié, mettre à profit vos bonnes habitudes (écriture personnelle, blog…).

Plus vous aurez compris le brief, la cible,  l’objectif du client mais aussi tout le fonctionnement qui encadre votre travail, plus vos pages seront agréables à lire, claires et convaincantes. On ne peut convaincre que quand on est convaincu.

Valorisation : la clé en main

Pour moi, valoriser un contenu dans le cadre de la rédaction Web, contient trois éléments :

  • La titraille
  • L’accroche
  • La mise en forme / mise en page

La valorisation par l’art de la formule

Il me reste de ma formation en journalisme scientifique et de mon expérience de lectrice une impression forte de l’importance des titres. Le choix du titre de l’article est évidemment central dans notre besoin d’attiser la curiosité mais il faut éviter d’allumer trop fort la flamme si le reste ne suit pas…

Les titres 2,3… doivent eux aussi avoir du sens et respecter le ton général de l’article.

L’intérêt du chapô journalistique et de l’accroche qui le caractérise me paraît plus que nécessaire dans le cadre d’une écriture pour le Web. Il doit :

  • plonger directement le lecteur dans l’esprit et le noyau de l’article
  • présenter les questions justifiant sa rédaction
  • inviter l’internaute à poursuivre son effort de lecture (call-to-read)

La valorisation du contenu au-delà des mots

Avant de clôturer l’article, pensons aux lecteurs qui apprécieront les bouffées d’air entre les paragraphes, les mots en gras pour aider le cerveau à intégrer les idées et mots importants et l’utilisation des puces pour mettre en exergue une liste.

J’ai lu pas mal d’articles avant de me lancer. Certains donnent les mots et les formules qui marchent, d’autres affirment qu’il n’y a aucune méthode scientifique et puis j’ai lu le contenu de ceux qui marchent. Dans l’ensemble, je suis relativement déçue par la titraille que j’ai trouvée. Mais bon, pour l’instant je ne peux que donner humblement mon avis.

Ces quatre clés nécessaires à la pratique optimale de l’écriture pour le Web ouvrent, je le suggère les portes de la lisibilité, de la visibilité, de l’originalité et du « label unique ». Plus vous testerez vos clés, plus elles ouvriront de portes….

 

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s